Mardi 23 avril 2024 à 18h00

POTERIE MODELEE DE SIDI SEMIANE (TIPAZA)

Nacer Bourdouze


Jeudi 18 avril 2024 à 18h00

 

Désir d’exister et volonté de savoir dans MOZE de Zahia Rahmani

 

Souad Aït Dahmane
Docteure en littérature française et francophone

 

Moze de Zahia Rahmani

Littéralement rejetée par son milieu, indésirable en Algérie, intruse en France, marquée du sceau paternel de l’infamie, Zahia Rahmani, fille de harki, née en 1962 puis exilée en France en 1967, impose sa voix puissante et vivifiante et raconte dans son récit Moze (2003) son histoire et celle de son père avec lequel elle entretient une relation difficile et ambiguë.

 

Mon travail se propose ainsi d’étudier le discours de l’auteur en m’appuyant sur la réflexion de Michel Foucault et de son Ordre du discours, dont le fonctionnement s’articule autour de trois pôles dits d’exclusion : le désir, le pouvoir et le savoir. J’essaie de démontrer comment, à chacune de ces trois étapes, celle qui veut s’assumer en tant que sujet de discours, court des dangers pouvant aller jusqu’à la mort.

 


Mercredi 6 mars 2024 à 18h00

 

Des femmes dans l’Algérie antique

Nacéra Benseddik, Historienne et archéologue

 

La place que Tertullien, après saint Paul, assigne à l’épouse est partiellement en réaction contre l’émancipation sociale et politique progressive des matrones au moins depuis le 1er s. av. J. -C. dans la haute société romaine. Si les sources littéraires présentent souvent une image traditionnelle de la femme romaine, épouse et mère, l’épigraphie révèle l’existence, dans la société urbaine de l’époque impériale, de femmes libres qui gagnaient leur vie en exerçant un véritable métier. Les populations urbaines n’étaient pas exclusivement masculines ; elles n’étaient pas composées que de riches, de parasites et d’esclaves, et les femmes ne se sont pas contentées de filer la laine à la maison. Que savons-nous des Africaines quand les quelques textes littéraires ou juridiques dont nous disposons sont tous écrits par des hommes, qui n'envisagent que la situation des classes supérieures, et quand les innombrables inscriptions et les monuments figurés, dont l’Afrique est si riche, sont par nature, partiaux et fragmentaires ?

 

La documentation recueillie en Algérie permet-elle d’accéder à leurs images, les qualités morales que l’on attendait d’elles, leur relation à l’amour, au mariage, à la maternité, à leur place dans la société, aux métiers qu’elles ont occupés ?

 

Biographie

- Historienne de l’Afrique antique, épigraphiste, archéologue.

- Doctorat de IIIe cycle en Histoire ancienne et épigraphie latine, Université de Paris X-Nanterre, 1977.

- Doctorat d'Etat ès Lettres et Sciences Humaines, Université de Paris IV-Sorbonne, 1995.

 

Publications récentes

- Esculape et Hygie en Afrique. Recherches sur les cultes guérisseurs, Mémoires de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, t. 44, Paris 2010.

- Thagaste. Souk Ahras, Patria di Sant'Agostino, Ortacesus 2010.

- Cirta-Constantina et son territoire, Errance, Arles 2012.

- Bibliographie de l’Algérie antique (avec A. Bel Faïda), CNRA, Alger 2016.

- Femmes en Afrique ancienne, Scripta antiqua, Ausonius, Bordeaux 2017.

 


Jeudi 29 février 2024 à 18h00

 

Enseigner l'histoire littéraire en contexte post-colonial
Problématique et enjeux

 

Mourad Yelles


Jeudi 22 février 2024 à 18h00

 

Être étranger en Algérie aux lendemains de l’Indépendance

Laura Orban, doctorante

Cette conférence traitera de l’expérience d’extranéité en Algérie de 1962 à la fin des années 1970. À l’Indépendance, tandis qu’une majorité des Français d’Algérie quitte leur terre natale ou de vie pour la métropole, d’autres choisissent de rester. Ils sont rejoints des semaines, des mois ou des années plus tard par un ensemble hétérogène de personnes venues de tous les continents pour s’installer en Algérie nouvelle. Ils sont coopérants, militants révolutionnaires en exil, conjoints de citoyens algériens, entre autres. Et tous ont en commun une extranéité juridiquement établie.


Comment se définit et par quoi se caractérise l’expérience sociale, politique et administrative de ces étrangers en Algérie dans les années 1960 et 1970 ? Qui se perçoit et est perçu comme étranger par les Algériens ainsi que par les autres étrangers ? Cette conférence se proposera de raconter une histoire postcoloniale et transnationale à partir des trajectoires des individus qui l’habitent.


Laura Orban :
Laura Orban est doctorante à l’Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis, sous la direction de Malika Rahal et Youssef El Chazli. Elle est membre de l’Institut d’Histoire du Temps Présent (IHTP) et membre associée du Laboratoire Théorie du politique (Cresppa-LabToP). Elle est également chargée de cours à l’Université Paris 8.


Photo : Certificat de fonction de Mahdi Amel, inspection académique de Constantine, ministère de l’Éducation nationale algérien, 1er mars 1967, Collection Mahdi Amel, dossier n°73 « Documents liés à son travail à Constantine – Algérie. 1963-1967 », Institut international d’histoire sociale (Amsterdam, Pays-Bas)

 


Lundi 19 février 2024 à 18h00

 

Présentation d’ouvrage et vente dédicace

 

RENDEZ-VOUS AU MONT SAINT-MICHEL
Ahmed Benzelikha

4e de couverture du roman

 

Au Moyen âge, Andréas, un architecte né et formé dans l'Andalousie musulmane, contribue à la construction de l'Abbaye du Mont Saint Michel. Des siècles plus tard, dans un avenir plus ou moins proche de notre époque, Gnaoui, un jeune immigrant clandestin issu d'un pays du Sahel, est embauché, sous le matricule 12160, dans la milice d'une tentaculaire secte mondiale « La Féerique ». Cette secte, dirigée par Maître G., secondé par la séduisante influenceuse Greta, a pour objectif de s'attaquer à la célèbre statue surplombant le Mont Saint-Michel, en vue de réaliser une prophétie apocalyptique. La lutte entre le bien et le mal prend, alors, de nouvelles proportions, dans un univers marqué par les nouvelles technologies, l'intelligence artificielle, la manipulation des foules et de nouvelles alliances géopolitiques.

 

Le rendez-vous au Mont Saint-Michel, devient, alors, au-delà des destins individuels et de la comédie humaine, que nous donne à voir ce récit passionnant, enjambant les époques et les cultures, celui d'une confrontation finale, à l'issue incertaine, où le hibou, symbole de la milice maléfique, tentera le tout pour le tout, pour mettre à mal l'auguste faucon représentant l'esprit de la milice céleste.

 

Linguiste et financier, spécialiste en communication, Ahmed BENZELIKHA est né à Constantine, après des études aux Universités de Constantine et de Montpellier, il exerce plusieurs métiers : journaliste, inspecteur-contrôleur, chercheur en archivistique, directeur d'établissement financier, enseignant universitaire, pour ensuite occuper des fonctions supérieures dans le secteur de la communication et auprès de l'UNESCO.

 

Ecrivain, chroniqueur de presse, conférencier et expert en communication numérique, il est l'auteur de plusieurs études, essais et romans, dont : Quelles organisations pour une véritable démocratie participative ?, Presse algérienne Editoriaux et Démocratie, La Roqya de Cervantès, L' Air du temps, La Fontaine de Sidi-Hassan, Elias-la nouvelle Odyssée et Les Dupes, ainsi que d'un récit poétique, paru aux Editions Hibr: L'Esquif des mots.

 

 


Mercredi 24 janvier 2024 à 18h00

 

Présentation d’ouvrage et vente dédicace

 

LA KAFRADO

Sangs mêlés terre mosaïque

Malika Chitour Daoudi

 

4e de couverture du roman La Kafrado

 

Domaine situé à Bône dans l'Algérie colonisée de la fin du 20ème siècle, la Kafrado est le lieu où Francesca et Dorato connaîtront de nouvelles aventures, après avoir refermé celles d'un précédent roman, La Kafrado, un nouveau départ. Unissant leurs forces et leurs âmes, les deux héroïnes n'auront de cesse, ici, de développer les richesses de leur terre tout en prenant à cœur le bien­être de leur famille d'adoption. La haine, l'amitié, mais surtout l'amour et le courage sont le terreau de cette formidable terre mosaïque.

 

Si l'imaginaire de Malika Chitour Daoudi se crée et se développe pendant l'enfance, c'est à l'âge adulte, à Constantine où elle réside, que son rêve d'écriture se réalise avec son premier roman, La Kafrado, un nouveau départ, premier prix UFM 2021 ( décerné par l'université des frères Mentouri). Très active, cette romancière puise son inspiration dans sa famille, son métier d'opticienne, la poésie qui l'habite, l'équitation qu'elle pratique et le dessin auquel elle s'adonne avec passion.

 


Mercredi 17 janvier 2024 à 18h00

 

L’architecture kabyle, un héritage en péril ?

Kamal Ifticen, architecte-paysagiste

 


Mercredi 10 janvier 2024 à 18h00

 

Présentation d’ouvrage et vente dédicace / pot de l'amitié

 

Carnet d’expats
Pages algéroises

 

- L’histoire de l’ouvrage
- Lectures
- Témoignages sur les bienfaits d’apprendre la langue
- La langue du pays d’accueil

4e de couverture du roman

 

L'écriture est un acte solitaire. L'expatriation, une vie bien singulière ...
S'inscrire à un atelier d'écriture, c'est en quelque sorte vouloir rendre cet acte moins solitaire, plus solidaire, en le partageant avec d'autres personnes.

 

Et quand le sujet d'écriture concerne cette vie si particulière qu'est l'Expatriation, en parler, puis l'écrire pour la donner à lire devient un moment intense d'émotion, de dévoilement, de dépassement de soi, puis une volonté de partage avec un plus grand nombre de lecteurs pour dire un malaise, une incompréhension, un rejet, un ravissement ... en somme, une expérience !

 

Ainsi est né ce Carnet d'expats aux pages algéroises écrites par Elisabeth, Karine, Maria, Sonia et Pascale, enrichies par la précieuse contribution de la jeune Emma qui a bien voulu utiliser sa plume pour n(v)ous ...